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Covid et soignants : où en est-on ?

Actualité Santé Travail  26 Février 2021


Dans son avis du 23 mai 2020, le HCSP soucieux de ne pas voir les établissements de soins manquer de professionnels de santé, préconisait pour les soignants des mesures d’isolement différentes de celles de la population générale. Ainsi les soignants COVID positifs asymptomatiques étaient clairement invités à rester en poste après avis du médecin du travail, ce qui générait parfois incompréhension des soignants et sentiment de non reconnaissance.

Dans ce contexte, les soignants étaient exclus de tous les dispositifs « automatiques » de la CPAM et devaient systématiquement avoir recours à des arrêts de travail émis par leur médecin traitant si leur situation le nécessitait (symptômes, isolement personne fragile).  

Dans son « avis complémentaire à l’avis du 14 janvier relatif aux mesures de contrôle et de prévention de la diffusion des nouveaux variants Sars-Cov 2 » en date des 18-20 janvier 2021, le HCSP change son fusil d’épaule et indique désormais que la découverte d’une PCR positive à l’occasion d’un dépistage ou de l’enquête autour d’un cas DOIT conduire à une éviction de 7 jours (portée à 9 en cas d’immunodépression) et un respect de mesures barrières renforcées pendant les 7 jours suivants. Cette règle ne doit souffrir d’aucune dérogation. Les symptomatiques de la même façon doivent se reporter aux recommandations pour la population générale.

Cette recommandation est confirmée dans l’avis du 3 février 2021 relatif aux mesures de contrôle et de prévention de la transmission du Sars-Cov 2 en établissements de soins et médico-social.

Aujourd’hui, le service AMELI d’autodéclaration prévoit deux situations :

  • Personne contact amenée à s’isoler : à confirmer par une cellule de contact tracing CPAM
  • Personne présentant des symptômes et devant s’isoler : en l’attente du résultat de la PCR.

Dans le premier cas, les soignants dit « contact à risque » doivent être maintenus en poste, pratiquer une auto-surveillance et réaliser une RT-PCR à J5-J7 du dernier contact avec le cas (ou immédiatement si le cas vit dans le foyer) ou si apparition de symptômes.

Attention – Si vous êtes professionnel de santé de ville (libéral ou salarié) ou personnel d'une structure ambulatoire (cabinet médical, officine de ville, centre de santé, laboratoires de biologie médicale, transporteur sanitaire, …) ou d'une structure relevant de l'accompagnement social et médico-social à domicile (SAAD, SSIAD, SPASAD), une demande d'arrêt dérogatoire n'est possible que si l'éviction de toutes les personnes contacts à risque ne compromet pas la conduite de l'activité de soins de ville ou l'accompagnement des personnes à domicile. Il est donc nécessaire de vous rapprocher, le cas échéant, de votre employeur avant d'effectuer votre démarche via ce téléservice.
(Extrait du site https://declare.ameli.fr/cas-contact/conditions)

Dans le deuxième cas, le salarié se retrouve confronté à la recommandation ci-dessous. Il apparait dans la pratique que cela ne constitue plus un champ bloquant et que les soignants peuvent désormais utiliser ce dispositif sans difficulté, comme tout autre salarié. Ils bénéficieront d’un arrêt de travail de 4 jours, prolongé en cas de confirmation d’un test PCR positif. L’utilisation de ce dispositif est conseillé car il n’implique pas de jours de carence, contrairement aux arrêts de travail ordinaires.

Attention - Vous êtes salarié, soignant ou non-soignant, d'un établissement de santé ou d'un établissement médico-social : vous devez prendre contact avec votre employeur ou la médecine du travail de votre établissement pour solliciter leur accord avant l'établissement d'un arrêt de travail dérogatoire.
(Extrait du site https://declare.ameli.fr/isolement/conditions)